Agir ensemble pour une convention collective nationale

L’UIMM (patronat de la métallurgie) et les organisations syndicales représentatives ont entamé il y a 4 ans la négociation d’une convention collective nationale. Les salarié-e-s de ST sont directement concerné-e-s puisqu’aujourd’hui, les mensuels (OATAM) dépendent de la convention collective de la métallurgie parisienne alors que les ingénieurs et cadres (I&C) dépendent de la convention collective de la métallurgie ingénieurs et cadres, mais elles seraient toutes deux alors remplacées par la convention collective nationale. L’enjeu de la négociation pour la CGT c’est que les salarié-e-s ne perdent pas de droits, mais aussi que nous obtenions de nouvelles avancées sociales.

Dans les textes mis en réserve, il est prévu :

 

MODIFICATION DES GRILLES DE CLASSIFICATIONS

— Plus d’évolution automatique des coefficients et donc de carrière ;

— La non-reconnaissance des diplômes et de l’expérience acquise du salarié mais du poste occupé.

 

CASSE INDIRECTE DES 35 HEURES

De 220 heures supplémentaires par an et par salarié-e, il est prévu de passer à 300 heures + 150 heures = 450 heures. Sans remettre en cause officiellement les 35h, cela reviendrait à travailler six jours par semaine sur l’année.

 

INGENIEURS & CADRES

La disparition du statut cadre et potentiellement des droits associés. Le forfait jour passerait de 218 à 235 jours.

 

RÉMUNÉRATIONS EN COURS DE NÉGOCIATIONS L’UIMM en rêve depuis des décennies et propose donc de supprimer les différentes primes liées à l’ancienneté et aux conditions de travail en équipes. Ce qu’ils ont déjà fait pour les salarié-e-s du secteur de l’automobile…

 

LA PRECARISATION DE L’EMPLOI, validée par deux accords signés par la CFDT, CFE-CGC et FO (juin 2018) :

Conséquence des ordonnances travail de MACRON…

— Mise en œuvre du contrat de chantier dans la métallurgie ;

— Délai de carence pour les CDD et l’intérim plus défavorable que le code du travail.

L’UIMM veut profiter de la crise sanitaire et du climat anxiogène que vivent les salarié-e-s et voudrait solder rapidement quatre années de négociations avec un passage en force, pour mettre à signature au 1er trimestre 2021, la globalité des textes mis en réserve*. Par conséquent, l’UIMM veut tout simplement rayer un siècle de construction de droits et conquis sociaux. Il s’agit, du temps de travail, des classifications, des rémunérations, des conditions et de la santé au travail, de la formation professionnelle, de l’évolution de carrière etc. tout ce qui fait les conditions de vie au travail. Voilà les enjeux et voici pourquoi l’UIMM n’hésite pas à qualifier cette négociation de « rupture sociétale » autrement dit « avoir un dispositif conventionnel adapté et non contraignant pour la sacro-sainte compétitivité des entreprises, afin de verser toujours plus de profits aux actionnaires ».

Plus d’infos sur les enjeux de la négociation : https://ftm-cgt.fr/droits-infos-pratiques/convention-collective-nationale

 

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