PRIME COVID 19 : Pour la Direction de ST, le cynisme est poussé jusqu’au bout !

Hier, 20 mars 2020, le CSE a voté à une large majorité que les mesures mises en place par la direction pour la mise en sécurité des salarié-e-s face au COVID-19, ne sont pas suffisantes pour lever le Danger Grave et Imminent consigné par la CGT le 18 mars 2020. Ainsi, nous appelons les salarié-e-s à exercer leur droit de retrait (voir modèle de lettre ici).

Aujourd’hui, des salarié-e-s nous ont rapporté que des managers leur auraient communiqué que ST verserait une prime aux personnes qui travailleraient du 15 mars au 15 avril. Pour la direction la vie des salarié-e-s de production se situerait vers les 250 à 300 euros, de plus proratisée au temps de présence!

Nous savons qu’au niveau national, une réunion téléphonique a eu lieu le 20 mars entre la direction de ST et les organisations syndicales représentatives CGT, CFDT et CFE-CGC pour discuter de cette fameuse prime « à  risques », sans aucun consensus sur le sujet, même si il semblerait que la CFDT et la CFE-CGC ne seraient pas défavorable à cette prime mais que les discussions auraient échoué sur son montant.

Les managers de ST Crolles communiquent. Or, à ce jour, il n’y a pas d’accord d’entreprise et les IRP des sites de ST n’ont pas été consultés. La direction de ST Crolles transgresse donc les règles du dialogue social, tant elle est prête à tout pour ne pas arrêter la production.

Comment peut-on lui faire confiance sur notre sécurité et notre santé ?

Depuis des années nous avons des preuves récurrentes de la non reconnaissance et du mépris de la direction envers les salarié-e-s (augmentations pitoyables, faible intéressement, pas de participation au bénéfice, pas de prime Macron, accords d’entreprise pourris…), mais là la direction de ST dépasse les limites en voulant acheter la sécurité et la santé des salarié-e-s à coup d’une « primette » minable ! C’est une honte !

Pour la  CGT ST Crolles, sa position est claire !

Les unités de fabrication doivent être mises à l’arrêt, avec un maintien de salaire à 100% pour toutes et tous !

Cela afin de préserver la santé des salarié-e-s, de leurs proches et de la population.

Mais, aussi parce que l’urgence n’est pas à produire des puces électroniques mais à soutenir les soignants en leur fournissant les masques, gants et gel hydroalcoolique que nous gaspillons chaque jour chez ST alors qu’ils en manquent !  Soutenons  les hôpitaux en n’accentuant pas leur saturation.

 

2 pensées sur “PRIME COVID 19 : Pour la Direction de ST, le cynisme est poussé jusqu’au bout !

  • 22 mars 2020 à 8 h 44 min
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    Bonjour, quelle est la procédure à suivre avec cette lettre de droit de retrait ? envoi en recommandé ? dépôt dans la boite à lettre DRH ( à l’entrée du site du bâtiment principal, ce qui suppose de se rendre sur les lieux ) ? un mail+appel téléphonique est-il suffisant ..?

    merci

    C.D. équipe 2 CROLLES 200

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    • 22 mars 2020 à 11 h 25 min
      Permalink

      Oui lorsque tu exerces ton droit de retrait ,tu dois impérativement être sur le site! En aucun cas, cela doit être fait lors d’une suspension du contrat (maladie, congé parental), ni dans le cadre de l’exécution du contrat de travail, le faire à partir de chez toi.

      il faut être en pleine situation par exemple en train de monter en salle blanche et dès qu’il y a un risque, donc dans les vestiaires, tu t’arrêtes et tu préviens ton chef que tu te retires de la situation. Le mieux est de laisser une trace écrite en plus!
      Voilà grossièrement comment doit se passer un droit de retrait.

      Il faut impérativement qu’il y ait une raison pour pouvoir l’exercer. Et là ton droit de retrait est légitime.

      Si tu n’es pas sur ce site tu n’as alors aucune raison pour exercer ton droit de retrait car tu ne justifie d’aucune situation dangereuse pour ta vie ou ta santé. L’employeur peux invoquer qu’il n’est pas légitime et là les conséquences peuvent être lourdes contre le salarié: retrait sur salaire et puis si le salarié ne revient pas, cela peut être considéré comme un abandon de poste et déboucher sur un licenciement.

      Il faut impérativement être en situation pour pouvoir l’exercer et avoir la «protection» liée à ce droit de retrait ainsi que le maintien de salaire.

      Le/la salarié.e qui a une raison de penser qu’il y a danger pour sa vie et sa santé ne reprend pas le travail tant que la situation de danger n’a pas été écartée.
      Cette étape est plus litigieuse en général.
      C’est là que notre DGI joue un rôle important et appuie dans le sens des salariés qui auront exercé leur droit de retrait.

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