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« LA FERMETURE DE CROLLES PENDANT LE CONFINEMENT AURAIT COÛTÉ 600 M$ À ST »

27 Avr 2020 | – REVUE DE PRESSE –SEMICONDUCTEUR

Dans un entretien à l’Usine Nouvelle, Jean-Marc Chery, président du directoire et directeur général de STMicroelectronics, révèle que la fermeture de l’usine Crolles de mi-mars à mi-mai, si elle avait été décidée, aurait coûté 600 M$, risquant de mettre à genoux le fabricant de semiconducteurs franco-italien.

La fermeture des sites avait été demandée par la CGT, mais un accord a été signé avec d’autres organisations syndicales pour permettre une poursuite de l’activité avec au minimum 50% du personnel. Le directeur général de ST se félicite ainsi dans l’entretien accordé à l’Usine Nouvelle de la décision du gouvernement de consacrer la production électronique comme activité essentielle au fonctionnement économique du pays, ce qui a favorisé l’accord de continuité des opérations.

Mardi 21 avril, le directeur de la DIRECCTE Isère ainsi que l’Inspectrice du Travail, affectée au suivi de ST Microelectronics Crolles, ont procédé à une inspection du site, souligne de son côté la CGT. Cette inspection fait suite à la procédure de Danger Grave et Imminent (DGI) toujours en instruction et déclenchée par la CGT le 18 mars. Dans un communiqué, le syndicat note que les 50% d’effectifs évoqué dans l’accord signé avec les autres syndicats ne sont qu’un plancher. « Le constat sur le terrain, c’est que le nombre de personnes en salle blanche ne fait qu’augmenter de semaine en semaine », souligne l’organisation professionnelle. A l’issue de l’inspection organisée le mardi 21 avril, le directeur de la DIRECCTE a indiqué qu’il allait dresser un bilan et qu’il ferait un retour ultérieurement, à la direction de ST comme aux organisations syndicales.

La baisse des investissements concernera surtout l’Italie

Dans le reste de l’entretien à l’Usine Nouvelle, Jean-Marc Chery affirme que les sites de ST en France seront relativement épargnés par la baisse de 300 à 500 M$ du budget initial d’investissement prévu pour 2020. « L’impact de la réduction des investissements se fera ressentir sur les projets d’expansion à Agrate et Catane », indique-t-il.

 

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