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National

Nouvelle attaque contre le 1er mai – Mardi 16 juin partout en France, et à Paris à 13h devant le Sénat, toutes et tous mobilisés

Après nous avoir volé deux ans de vie avec la retraite à 64 ans et envisagé la suppression de deux jours fériés, les représentant·es du patronat s’obstinent à s’attaquer au 1er Mai. 

Malgré les mobilisations syndicales et leurs relais politiques, ils reviennent à la charge avec un nouveau texte qui passera au Sénat le 16 juin

Présenté comme une mesure en faveur des boulanger·es et fleuristes du coin, ce projet vise en réalité à banaliser le travail le 1er mai, au profit des grands groupes. Le gouvernement a commencé dès ce 1er mai 2026, en les incitant à enfreindre la loi existante ! 

Le 1er mai est un jour particulier. C’est le seul jour férié, chômé, rémunéré et protégé du lien de subordination. Des exceptions existent déjà pour les hôpitaux, l’énergie, les transports publics… Les commerçants ont le droit d’ouvrir le 1er mai, à la seule condition de ne pas faire travailler les salarié·es ce jour-là. Non seulement les petits commerces indépendants n’ont pas besoin de cette loi, mais elle va se retourner contre eux avec la concurrence des grands groupes. 

En élargissant la dérogation, l’intention n’est pas de « sécuriser » une situation existante mais de remettre en cause le droit au repos rémunéré du 1er mai. Loin de concerner quelques commerces de proximité, le dispositif pourrait s’appliquer à l’ensemble des entreprises de moins de 250 salarié·es ! Une extension considérable qui banaliserait progressivement le travail le 1er mai : lorsqu’un droit commence à être remis en cause, les exceptions se multiplient progressivement jusqu’à devenir la norme. 

Non, le travail du 1er Mai ne serait pas « payé double » 

Le 1er Mai est déjà rémunéré, même lorsqu’il n’est pas travaillé. Faire passer cette compensation pour un cadeau est un mensonge : elle ne fait que compenser la perte d’un jour chômé et payé.

Non, les salarié·es n’auront pas le « choix » 

Parler de « volontariat » est un leurre. L’expérience du travail dominical montre que les dérogations se banalisent, tandis que les contreparties accordées aux salarié·es s’amenuisent progressivement. 

L’urgence n’est pas de « travailler plus pour gagner plus » mais bien d’obtenir des augmentations générales des salaires et des pensions et de bloquer le prix du carburant ! 

Le 16 juin, le Sénat examinera la proposition de loi remettant en cause le caractère chômé du 1er Mai. À Paris, la fédération CGT Commerce et Services et la CGT Île-de-France (Urif), avec d’autres organisations syndicales, appellent à un rassemblement devant le Sénat à partir de 13 heures. 

D’ores et déjà dans tous les départements, mobilisons-nous et interpellons les parlementaires, car la bataille ne s’arrêtera pas au Sénat : le texte devra encore être examiné par l’Assemblée nationale. Plus nous serons nombreux et nombreuses à nous mobiliser, plus nous aurons de chances de faire reculer cette nouvelle attaque contre le 1er Mai.