La CGT saisit le Conseil Constitutionnel sur la loi relative à la gestion sanitaire du 25 juillet 2021

Loi faisant suite à l’allocution de Macron le 12 juillet 2021.

La CGT se positionne contre la loi sanitaire et les régressions sociales présentes dans la loi comme celles annoncées par Macron : la réforme de l’assurance chômage et la réforme des retraites.

Atteintes aux libertés et aux conquêtes sociales, c’est que s’acharne à mettre en oeuvre le Président, autoproclamé Dieu Jupiter, depuis le début de son quinquennat.

Loin d’être un Président rassembleur et protecteur, il divise et crée des tensions entre les citoyens. Pour chaque loi, la méthode reste la même :

  • Les ordonnances travail en 2017 ont opposé CDI et contrats précaires.
  • La loi de transformation de la fonction publique en 2018 a opposé fonctionnaires et salariés du privé.
  • La réforme des retraites en 2019, qui n’a pas pu passé grâce aux grèves et manifestations organisées par la CGT, a apposé les salariés des régimes spéciaux et du régime général.
  • La loi confortant les principes républicains (« loi séparatisme ») en 2020 a apposé les musulmans aux non-musulmans.
  • Et aujourd’hui en juillet 2021, la loi relative à la gestion de la crise sanitaire oppose les soignants et la population ainsi que les anti-vaccins et pro-vaccins…

Diviser pour mieux régner telle est donc la méthode ! Régner par mégalomanie certainement mais principalement pour servir le Capital (Le Grand Patronat), dont il est le pion.

Presque chacune des lois est une attaque : des droits des travailleurs et travailleuses pour mieux les soumettre au bon vouloir de leurs employeurs sous peine de sanctions, de licenciement ;  de la sécurité sociale et du système de santé en voulant imposer plus de privatisation ; de nos libertés glissant ainsi vers un régime de plus en plus autoritaire !

La loi relative à la gestion de la crise sanitaire n’échappe pas à la règle…

Comment justifier qu’un passe sanitaire permette :

  • de discriminer à l’embauche, de suspendre le salaire ou de licencier des salarié·e·s, en CDD ou précaires, parce qu’ils·elles ne sont pas vacciné·e·s ?
  •  
  • de refuser des patient·e·s dans les hôpitaux pour la même raison ?
  •  
  • d’instaurer un contrôle et une surveillance généralisés sur la population et de diviser la population entre vacciné·e·s et non vacciné·e·s ?

La CGT exige :

  • le retrait de la loi relative à la gestion de la crise sanitaire du 25 juillet et de l’état d’urgence sanitaire ;
  •  
  • des moyens financiers et humains bien plus importants dans les hôpitaux publics et les Ehpad, un débat et une information d’ampleur, des possibilités de se faire vacciner sur le temps de travail, une couverture bien plus importante des centres de vaccination et les embauches nécessaires pour permettre des conditions de travail respectueuses des exigences sanitaires ;
  •  
  • la levée des brevets au sein de l’Organisation mondiale du commerce pour la solidarité internationale et la santé publique ;
  •  
  • l’abandon des lois et projets sur l’assurance chômage et les retraites.

 

Lire la contribution extérieure de la CGT, de l’Union Syndicale Solidaires, de la FSU et du Syndicat des Avocats de France (SAF) sur la loi relative à la gestion de la crise sanitaire du 25 juillet 2021 auprès du Conseil Constitutionnel

 

Lire les communiqués de presse de la CGT en lien avec les suites de l’allocution de Macron du 12 juillet 2021 :

 

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