Salarié-e-s avec ou sans gilets jaunes; Tou-te-s uni-e-s pour la justice sociale et le climat

Macron est bien le président des riches :

  • il transfère les cotisations sociales sur la CSG pour en finir avec nos systèmes de solidarités (retraite, sécurité sociale, assurance chômage)

  • il s’attaque aux aides sociales

  • Il conforte les grandes fortunes dans leur recherche d’optimisation et d’évasion fiscale (suppression de l’impôt sur la fortune, mise en place de la flat tax, suppression de l’exit tax…)

  • Il fait des cadeaux aux entreprises en doublant le montant du CICE sans conditions (20 à 40 milliards d’euros). Pour rappel, seulement 100 000 emplois / an ont été créés par le CICE (source : France Stratégie) ce qui ramène le coût par emploi à 200 000 euros…

Ainsi les entreprises françaises ont pu distribuer 44 milliards d’euros sous forme de dividendes au cours du deuxième trimestre de cette année, un montant en progression de 24% sur un an, hausse deux fois plus importante que celle observée au niveau mondial. La France se situe au deuxième rang derrière les Etats-Unis. Partant de ces constats autant dire que de réelles marges de manœuvre existent pour amorcer dès aujourd’hui une transition écologique ambitieuse, nécessaire et urgente.

La CGT STmicro partage la colère et les angoisses qui montent alors que depuis un an les prix à la pompe ont grimpé de 23% pour le diesel et de 14% pour l’essence, dépassant dans les deux cas 1,50€ le litre. Des taxes qui, à l’image de la TVA, sont les impôts les plus injustes et frappent sans discernement les citoyen-ne-s. Le prétexte soi-disant écologique avancé par le 1er ministre est très contestable : il ne s’attaque pas au problème de fond alors que des propositions concrètes pour répondre aux problématiques de déplacement existent. Sur le budget 2019, seul 19% de la TICPE (Taxe Intérieure sur la Consommation de Produits Energétiques) sera réellement consacrée à l’écologie ! Une politique industrielle respectueuse des êtres humains et de l’environnement est nécessaire, tout comme le renforcement des réseaux de transport, leur gratuité, et le report massif du fret routier sur le rail. Autant dire que la dernière contre-réforme sur la SNCF, qui conduira inexorablement à fermer les lignes les moins rentables, va totalement à l’encontre de tels projets…

Alors oui, nous avons bien des raisons d’être en colère. Nous voulons :

  • Une hausse du pouvoir d’achat par une hausse des salaires, des pensions de retraite et des minimas sociaux
  • Une augmentation du SMIC à 1800 euros brut

  • La fin des exonérations des cotisations et des avantages fiscaux offerts aux entreprises ces dernières années dont le CICE

  • Une vraie transition écologique non axée sur une fiscalité punitive sur les dépenses contraintes des salarié-e-s avec, entre autres, la mise en place d’une politique de la mobilité volontariste

Il n’est ni question pour notre syndicat de « récupérer » ce mouvement que nous espérons le plus massif possible, ni possible de laisser la rue à l’extrême droite qui rôde… Les derniers résultats électoraux dans le monde (Brésil, Italie, Autriche…) doivent nous interroger et nous alerter sur les voies que pourrait prendre cette colère. Convaincus d’être sur un chemin de crête, nous devons en sortir par le haut grâce à une transformation sociale et écologique de notre société et les syndicats doivent prendre leurs responsabilités dans cette situation. Notre colère doit porter l’espoir d’une société plus juste, plus humaine et durable. Le changement de société se gagne aussi en s’engageant. C’est à ce titre que la CGT STmicro s’inscrit dans ce mouvement.

Le syndicat CGT STmicro appelle à la grève ce samedi 8 décembre pour permettre aux salarié-e-s travaillant le WE de rejoindre les rassemblements des Gilets Jaunes et la manifestation pour le climat (rdv 14h place de Verdun à Grenoble).

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